La liberté de la connerie
J’avais envie d’éviter le sujet comme tout le monde. Surtout que je viens à peine de respirer un peu d’une semaine beaucoup trop chargée au boulot. J’avais envie d’écrire un truc drôle, amusant... Mais l’actualité s’impose. En allumant ma télé ce matin et j’ai remarqué que le sujet des caricatures fait encore fureur.Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est la question que je me pose. Ces caricatures, je dois être l’un des premiers à les avoir vues en octobre dernier, par hasard sur un site Internet ou il y avait plein d’autres dessins anti-islam. Ma réaction était un simple mepris à l'égard de ces piètres dessinateurs en manque d'inspiration. Ce n’était même pas la première fois que je tombais sur ce type de provocation mais c’était bien la première fois que je voyais un tel nombre aborder un seul et même sujet : représenter le prophète en mettant en exergue l’image négative que donne l’islam de lui en occident. Quoi de plus basique pour provoquer un musulman ? Ce journal cherchait-il vraiment à tester les limites de la liberté de presse ou simplement à vendre plus de tirages en provoquant la polémique ? Pourquoi n’assume-t-il plus sa connerie alors en présentant des excuses?

Les journaux qui reproduisent ces dessins, comme Charlie hebdo avant hier, le font soi-disant pour défendre la liberté d’expression. Mais est-ce vraiment ça qui est en jeu en ce moment ? Combien d’écrits et de paroles ont fustigé l’islam de tous les sens ces derniers temps ? Jamais il n’y a eu de réactions aussi passionnées. Le vrai problème n’est pas le fait que ces dessins osent représenter le prophète alors que cela est interdit aux musulmans. Ce sont les messages véhiculés et le timing de ces publications qui rendent le dialogues bouillonnants. Dans le contexte actuel où les musulmans, de foie ou d’origine, se retrouvent dans la ligne de mire de toutes les accusations possibles, je ne vois aucun apport de cette double provocation à la culture et à la religion, si ce n’est d’attiser les tensions et de faire monter l’extrémisme.
Il est vrai que la liberté de presse est essentielle à la démocratie. Mais cette liberté ne dégage pas le journaliste de la responsabilité de ses actes. On est libre d’être cons mais encore faut-il assumer ses conneries. Charlie Hebdo assume jusqu’ici sa décision de participer à cette guerre satirique. Face à cette violence visuelle et verbale à l’égard d’une identité et non seulement d’une religion, on ne peut malheureusement avoir que de la violence de l’autre coté. Car la connerie engendre la connerie. Et plus on est con, plus on se braque sur ses positions. Face à ces extrémistes de la liberté d’expression, il y aura encore plus d’extrémistes fanatiques qui trouveront la cause de défendre cette religion par tous les moyens encore plus attrayants.
Ceux qui compare l'islam au christianisme et se ventent de la tolérance de celui-ci vis-à-vis de la critique, je leur conseil de relire l'histoire pour voir le prix payé pour obtenir la laicité en France et dans le monde occidental. Sur le plan social et culturel, les deux religions sont très différentes. Et si on veut que l'Islam se soigne de ses extrémismes ce n'est certainement pas pas la provocation gratuite. Il faut que les pays d'europe acceptent la différence comme eux même essaient de faire accepter aux autres leurs différences. Comment voulez vous convaincre un islamiste de respecter les valeurs occidentales radicalement oposés à ces principe si vous même ne respecter pas ses croiyance. On peut évidement critiquer mais dans le cadre du respect de l'autre.
J’aurais aimé que ces caricatures ne vivent pas plus que les quelques jours de leur première parution. Mais comment les plus radicaux auraient-ils pu laisser passer une telle occasion pour justifier leur haine envers cet occident? La haine face à la haine, la connerie face à la connerie, mais à chacun ces armes. Quelle tristesse !











